« Être de nouveau ce petit garçon. Redevenir fragile et tranquille. Insouciant de son monde qui m'entoure. Quand on est jeune, on ne sais pas ce qui ce passe, on nous parle de Guerre et l'on s'imagine des gens avec des bâtons pour fusils. On pleure et des tas de gens acourrent, on prend soin de vous, on prend de vos nouvelles, on vous flique et cela ne nous dérange pas. On vit libre. Pour une fois. On découvre le monde à notre manière, les animaux, les copains de classe, les anniversaires, les gateaux, les bonbons à la boulangerie, on découvre, tout en pensant que le futur sera aussi rose et beau qu'on le connaît déjà. On ne connait pas l'amour, on ne connais pas l'amitié, ni les soirées debauche. On ne souffre pas autrement que lorsqu'on ce ramasse au sol. Plus l'on grandit et plus on se perd. Je suis surement perdu, je ne suis pas fou pour autant.
Rapellez-vous, on embuait la vitre on dessinait un sourrire et deux grands yeux. Maintenant, on oublie, on dessine des Graphitis, des pierres tombales, des seringues, des joints, on ce les fait même tatoué sur le corps. Qui l'aurait cru. Je n'attendais qu'une chose pouvoir vieillir avoir 18 ans, tout en pensant que je vivrais aussi libre que je ne l'étais déjà. Nostalgique. Nostalgique quand je repense à ces moments, aujourd'hui je veux rajeunir, tout rattraper, comme atteint du syndrôme de Peter Pan, je suis un grand enfant qui ne veux plus grandir.
Aujourd'hui, je n'suis plus bon qu'à observer et constater ce qui m'entoure. Pendant que d'autres agissent et se font observer. Je suis bon qu'à sa. Être de nouveau ce petit garçon et tout oublier. »